8 raisons pour lesquelles j’aime être une femme

8 raisons pour lesquelles j’aime être une femme

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes

Aimer être une femme n’a rien d’évident.

Ce n’est ni un slogan, ni une posture. C’est un chemin, parfois cabossé, souvent traversé de doutes, mais aussi de puissances insoupçonnées. En ce 8 mars, j’ai eu envie de poser des mots simples et sincères sur ce que cela signifie, pour moi, aimer être une femme aujourd’hui.

Voici 8 raisons — personnelles, sensibles, profondément incarnées.

1. Parce que mon corps sait

Il sait bien avant moi. Il sait créer, porter, nourrir, ressentir.

Il saigne sans mourir. Il change sans demander la permission. Il garde la mémoire de ce qui a été vécu, aimé, traversé. Longtemps, on m’a appris à m’en méfier, à le contrôler, à le faire taire. Aujourd’hui, j’apprends à lui faire confiance. Et c’est une révolution intime.

2. Parce que je ressens intensément

Être une femme, pour moi, c’est ressentir fort.

Pleurer sans honte, aimer sans calcul, être touchée par un mot, une injustice, une beauté fugace. La sensibilité n’est pas une fragilité : c’est une forme d’intelligence émotionnelle, une capacité à capter le monde avec finesse et profondeur, qui me fait dire que nous aurions besoin de beaucoup plus de femmes aux commandes de ce monde qui déraille complétement.

3. Parce que je sais faire lien

Entre les êtres, les histoires, les générations.

J’aime cette manière très féminine de créer du commun, d’écouter vraiment, de prendre soin — non pas par obligation, mais par choix. Faire lien, c’est résister à l’isolement, c’est inventer d’autres façons d’être ensemble. C'est ce que nous faisons à travers SIS Paris, le collectif auquel je suis fière d'apartenir. 

4. Parce que je peux être multiple

Je peux être douce et tranchante. Fatiguée et déterminée.

Être une femme, c’est refuser la simplification. C’est accepter d’être traversée par des contradictions, des cycles, des élans opposés. C’est comprendre qu’on n’a pas à être cohérente en permanence pour être légitime.

5. Parce que je viens de loin

Je marche avec celles qui n’ont pas pu choisir.

Celles à qui on a refusé la parole, l’argent, la liberté, le contrôle de leur corps. Chaque droit exercé, chaque espace occupé, chaque décision prise en conscience porte aussi leur mémoire. Aimer être une femme, c’est honorer cet héritage sans s’y enfermer.

6. Parce que je sais transformer

Nous avons cette capacité rare à transformer la douleur en création, la colère en mouvement, les blessures en transmission.

Créer à partir de l’existant, réparer plutôt que jeter, redonner du sens à ce qui a été abîmé — c’est une force profondément féminine, longtemps invisibilisée, aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

7. Parce que je peux dire non

Dire non reste, pour beaucoup de femmes, un acte courageux.

Non à ce qui épuise. Non à ce qui abîme. Non à ce qui rapetisse. Chaque non posé est un pas vers plus de liberté. Et chaque oui retrouvé — à soi, à ses désirs, à ses limites — est une victoire silencieuse mais puissante.

8. Parce que j’apprends à m’aimer

Pas malgré mes failles, mais avec elles.

Aimer être une femme, ce n’est pas nier les luttes, les inégalités ou la fatigue. C’est choisir, consciemment, la tendresse envers soi. C’est refuser de se juger en permanence. C’est apprendre à habiter pleinement son histoire, son corps, ses choix.

 

Créer et entreprendre au féminin

Pour moi, aimer être une femme passe aussi par la manière dont je crée et dont j’entreprends.

Transformer plutôt que produire à tout prix. Travailler à partir de l’existant, notamment autour de bijoux anciens upcyclés, chargés d’histoires et de mémoires féminines, est une façon très concrète de prolonger ce fil invisible entre les femmes d’hier et celles d’aujourd’hui. Une manière de dire que rien n’est figé — ni les objets, ni les destins.

 

Aimer être une femme, aujourd’hui

Aimer être une femme, ce n’est pas un état figé.

C’est un mouvement. Une reconquête. Une joie lucide.

En ce 8 mars, je choisis de célébrer cette puissance-là : imparfaite, sensible, créative, profondément vivante.

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